Mon histoire du 8 Août Ձoo8 . .
« Le samedi 9 août dans la journée je me reveille en étant couchée à l'hopital de Haute-Pierre, je na savais pas pourquoi j'étais là, pourquoi d'un coup j'étais là, paralisée sur ce lit d'hopital ? Je ne comprenait rien, il y avait beaucoup de morphine en moi pour pas que je ne souffre. J'ai tout oublié, même aujourd'hui, je ne sais rien de tout ce qui s'est passé, donc on me raconta ce pourquoi j'étais ici ;
Ce matin là à 8h45 j'allais au boulot comme tous les autres matins, j'avais pris ma moto, mon sac d'équitation, mes affaires de travail... C'était un matin comme tous les autres, il faisait chaud mais quelque chose n'était pas pareil. C'était la première fois que je pris la moto quand il pleuvait, je venais de la démarrer, mit mon casque, mon pull et là il commenca à flotter de plus en plus fort. Je l'ai dis à ma mère mais celle-ci allait faire les courses donc j'avais pas d'autre moyen que de tracer sous la pluie. Je roulais, comme d'habitude en m'essuillant les yeux de temps en temps à cause de la pluie, jusqu'à ce que j'arrive entre Schoenembourg et Keffenach où il y avait un virage très serré que j'avais l'habitude de prendre. Au milieu de ce virage, de grandes bandes blanches très larges. Je devais être environ à 50km/h, sûrement de trop dans ce virage pour que j'arrive un petit peu sur ces bandes blanches. Et là une camionette en face, je glissait, me suis un peu rattrapée, puis glissait encore une fois jusqu'à ce que la moto se renverse. La moto part en avant moi je glissait par-terre, la camionette m'avait vue arriver et glisser donc elle a eu le temps de ralentir, et c'est ce qui m'a sauvé la vie ce jour-là. Je continu à glisser à pleine vitesse jusqu'à m'encastrer sous la camionette. En essayant de m'arrêter avec les pieds contre le par-choc je me fracture la cheville, me casse deux cotes, fracture du coude en morceaux et, le pire, la luxation de la hanche. La camionette avait roulé sur la moto, et moi j'étais en dessous. Le conducteur n'était pas sorti de la camionette pour prendre au plus vite son téléphone, il a tout de suite appelé le 18 et dit qu'il a renversé un motard et qu'il est mort. Cet homme me croyais morte jusqu'à ce que je me mis à hurler de douleur. Ձomin après les pompiers, mes parents, ma famille, des gens que je connaissai des evirons sont arrivé. Le conducteur était en fait un homme que je connaissai très bien, c'est le monsieur qui conduit la camionette Coop, nous le connaissons très bien ma famille et moi. Quand il a vu ma famille arriver il était sous le choc, ne savait plus quoi faire, il était terrifié. On m'a enmenée sur Wissembourg pour me remettre la hanche en place et ensuite on m'a enmenée sur Haute-Pierre car mes blessures étaient trop graves pour les soigner dans l'hopital de Wiss. Je reste à Haute-Pierre pendant 4 jours. On m'a ensuite à nouveau transférée à Wissembourg pour être plus près de chez moi. J'étais attachée sur un lit avec un plâtre à la cheville et au coude, la hanche attachée à un poid de 5Kg. J'avais beaucoup de mal à respirer à cause de ma contusion pulmonaire qui me fait encore mal aujourd'hui, et aussi à cause des cotes cassée je n'arrivai pas à décoller le dos du lit. J'avais aussi l'oeil bleu et ouvert car j'avais une paumette de cassée. Je devais rester 3 semaines comme ca, allongée sans bouger, c'était un vrai cauchmard, je pleurai tout le temps et perdai du poid à vue d'oeil... Après mes 3 semaines allongée, je devais me relever. J'étais faible mais reussi quand-même à m'asseoir au bord du lit avec les infirmières, puis j'me suis levée, et fit 2 pas, puis je suis tombée dans les pommes, j'avais fait une chute de sucre. Peu à peu, de jours en jours je devais réapprendre à marcher mais avec des béquilles car ma hanche et ma cheville ne sont pas encore fortes. Le Ձ9 août je suis sortie de l'hopital, ma mère est venue me chercher à 10h30, j'arrivai à peu près à marcher à nouveau mais toujours avec des bequilles. En rentrant les docteurs ont dit que je devais encore rester allongée pendant au moins 1 mois et marcher le moins possible. Aujourd'hui, je marche sans béquilles, je n'ai presque plus mal. Mercredi 8 Octobre j'ai passé la journée à Haute-Pierre pour faire encore des radio, et une scintigraphie pour voir quand est-ce qu'on peu m'oppérer. Les docteurs ont donc décidé de m'oppérer Vendredi le Ձ4 Octobre. J'étais à nouveau hospitalisée le Ձ3, Ձ4 et Ձ5 Octobre à Haute-Pierre et après ca, j'ai eu des heures de Kyné. Le monsieur de la camionette est venu me voir très souvent, il est même venu chez moi le matin du 1er Octobre car c'etait son premier jour de retraite. On a bu un verre de champagne et fait des photos. Je remercie cet homme de tout mon coeur, car il m'a vraiment sauvé la vie; je lui souhaite la plus belle retraite du monde et surtout plein de bonheur pour le restant de sa vie. J'ai recommencé l'école à Obernai et le travaille à Birlenbach... C'était dure ! ... Je suis entrain de réparer la moto en ce moment mais bon j'ai pas trop le temps vu que j'ai tout repris. J'vais donc faire tout ca avec Papa pendant les vac' d'Hiver. D'ici 2-3 mois je serais de nouveau sur ma motooo =D J'suis trop pressée ! Je me rappelle toujours pas de l'accident et je pense pas que ca va me revenir un jour. Aujourd'hui je suis fière de moi, d'avoir réussi à surmonter tout ca, car je vous dis franchement, je souhaite ce qui m'est arrivé à personne, cela me paraissait INTERMINABLE ! Ce mauvais souvenir sortira sûrement jamais de ma mémoire, mais je vais le combattre en faisant ce que j'aime, le cheval et la moto. »
Merci à ceux qui ont lu ce texte, je pense que ça en vallait la peine.